Série de portraits de chargé.e.s de projet engagé.e.s: Lina Benredouane

Clémence Duranleau-Hendrickx

Publié le October 28, 2021

L’équipe du Blogue Plume Légale a eu l’idée, il y a quelques semaines, de mener des entrevues avec les différent.e.s chargé.e.s de projet de la Clinique juridique de Saint-Michel dans le but de mettre en lumière ces personnes qui se dévouent pour une justice plus accessible pour tous et pour toutes…

Illustration par Emma Bourgeault

Texte corrigé par Gabrielle Daigneault-Demers

 

Clémence Duranleau-Hendrickx (C.D.H.):  Salut Lina, peux-tu te présenter en quelques phrases?

Lina Benredouane (L.B.): Je m’appelle Lina, je viens de terminer mon baccalauréat en sciences politiques à l’Université Concordia. J’ai une majeure en sciences politiques et une mineure en études et langues arabes. Je commencerai, en septembre prochain, un master en Global studies du Moyen-Orient à l’Université de Genève, en Suisse.

C.D.H.: Pourquoi et comment as-tu décidé de t’impliquer au sein de la Clinique juridique de Saint-Michel (ci-après, Clinique)?

L.B.: J’ai toujours voulu m’impliquer dans ma communauté, mais je n’arrivais pas à trouver la bonne association ou le bon organisme qui me correspondait et dans lequel je me sentais bien. J’ai entendu parler de la Clinique juridique de Saint-Michel, mais je pensais que l’offre de bénévolat ne s’adressait qu’aux étudiants en droit. Ensuite, quand j’ai vu que le Blogue Plume Légale recrutait des étudiants de tous les milieux, j’ai sauté sur l’occasion et ça m’a permis de m’impliquer davantage au sein de la Clinique.

 

C.D.H: Peux-tu nous présenter ton projet?

L.B.: Avec mon équipe, nous montons des conférences, pour la joujouthèque de Saint-Michel, qui s’adressent à des adultes. La première conférence que nous avons donnée était sur le profilage racial et la deuxième, qui a eu lieu le 2 juin dernier, portait sur la délinquance chez les jeunes.

 

C. D. H: Qu’est-ce qui te tient le plus à cœur dans ton projet?

L.B.: C’est le fait de monter des conférences qui permettent de rendre l’information accessible à des adultes de Saint-Michel. Ma famille et moi-même avons immigré ici et durant mon enfance, mes parents n’ont pas nécessairement eu accès à assez d’information juridique. C’est donc vraiment le fait de rendre l’information accessible pour les usagers de la Joujouthèque du quartier qui me tient à cœur. On fait nos conférences en virtuel ces temps-ci et même si parfois, on a que cinq ou six personnes, je me dis qu’on est capable d’aider concrètement des gens, de leur fournir de l’information de qualité. De savoir qu’on peut aider quelqu’un, même si c’est peu, ça vaut tout le temps investi dans la recherche et dans la préparation de la formation. Ces personnes qu’on aide vont pouvoir, à leur tour, diffuser l’information qu’elles ont appris en parlant à des proches. Ainsi, celle-ci peut circuler.

 

C.D.H.: Comment comptes-tu continuer à œuvrer, dans ta future carrière, pour l’accès à la justice?

L.B.: Même si je ne suis pas juriste, mon implication à la Clinique m’a vraiment permis de savoir quel métier et dans quel milieu je souhaitais travailler plus tard. Je veux monter des projets sociaux au Moyen-Orient, peut-être même des projets favorisant l’accès à la justice. Autrement, même si je déménage pour mes études, je vais continuer à m’impliquer dans des associations, des organismes à Genève. La Clinique m’a vraiment permis de comprendre ce que j’aime faire et de m’orienter dans mes intérêts.

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